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PREMIÈRE GUERRE MONDIALE : LA GUERRE CHEZ NOUS


DATES ET FAITS


4 août 1914
La Grande-Bretagne est en guerre contre l’Allemagne.

14 octobre – 22 novembre 1914
Première bataille d’Ypres.

22 avril – 25 mai 1915
Deuxième bataille d’Ypres.

1er juillet 1916
Début de la bataille de la Somme.

9 avril 1917
>Bataille de la crête de Vimy.

20 mai 1917
Dépôt du projet de loi sur la conscription.
17 décembre 1917  

Robert Borden est réélu premier ministre du Canada.

11 novembre 1918
Jour de l’armistice, les combats cessent à 11 h.

AUTRES RESSOURCES


Le Canada et la Grande Guerre de 1914-1918 :  la naissance d’une nation : trousse d’information (vidéocassette).
Ottawa : Affaires des Anciens combattants, c1997.

La Première Guerre mondiale : le rôle du Canada (vidéocassette)
Scénario, Cathy Miller. Coquitlam, C.-B. : Classroom Video, c2001.

Récipiendairés canadiens de la V.C.

Souvenirs de vaillance : la participation du Canada à la Première Guerre Mondiale.
Ottawa : Affaires des anciens combattants, 1982.

Le XXe siècle : perspectives historiques par Don Quinlan.
Montréal : Les Éditions de la Chenelière, c2004.

CARTES


Lieux de batailles de la Première Guerre mondiale.


POUR LES ÉDUCATEURS


La Premiere Guerre mondiale: la guerre chez nous
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La fin de l'unité du temps de guerre

La Première Guerre mondiale a eu des retombées mixtes sur l'économie de l'Ouest canadien. La Grande-Bretagne ayant perdu son accès aux céréales européennes, le prix et la demande de blé canadien ont considérablement augmenté. On a encouragé les agriculteurs à accroître leur production de blé comme contribution à l'effort de guerre. Pour ce, de nombreux agriculteurs ont abandonné les jachères d'été, qui avaient aidé à conserver l'humidité du sol par le passé. À cause des pénuries de main-d'œuvre agricole, ils ont aussi commencé à brûler le chaume l'automne plutôt qu'à déchaumer, ce qui épargne du travail mais prive le sol de substances nutritives potentielles. La dépendance accrue d'une seule culture, combinée à des pratiques agricoles dures pour l'environnement, allait laisser l'économie des Prairies vulnérable tant aux conditions climatiques qu'aux fluctuations du prix du blé. La Première Guerre mondiale a donné naissance à une industrie canadienne des armements, mais très peu de contrats militaires ont été accordés à des entreprises de l'Ouest canadien. Dans une période particulière de six mois, le ministère de la Milice a dépensé 4,8 millions de dollars pour équiper le corps expéditionnaire. Pas un de ces dollars n'a été dépensé en Alberta ou en Saskatchewan et seulement 25 000 au Manitoba. À la fin de la guerre, seulement 7 millions de dollars du budget d'un milliard du bureau fédéral des munitions avaient été dépensés dans les trois provinces des Prairies. En revanche, 58 millions avaient été dépensés en Colombie-Britannique.

Le prix de la plupart des biens manufacturés a grimpé en flèche pendant la guerre, tandis que la Prairie souffrait d'une série de mauvaises récoltes. Les mesures prises par le gouvernement central pour appuyer l'effort de guerre ont eu tendance à frapper l'Ouest le plus durement. L'interdiction de faire des conserves de fruits et de légumes avait pour objet de conserver le fer-blanc, mais elle a eu comme résultat une presque totale indisponibilité de fruits dans l'Ouest. Pour prévenir la constitution de réserves excessives, le gouvernement a imposé des limites à la quantité de sucre et de farine que les familles pouvaient conserver dans leur maison, mais ces limites ne tenaient pas compte de la réalité de la vie dans une ferme rurale isolée, loin de tout magasin. Les Manitobains se sont aussi trouvés forcés d'utiliser une forme de charbon moins efficace, plus chère et plus difficile à trouver pour chauffer leurs maisons.

Mais ces indignités étaient mineures. Les agriculteurs des Prairies ont été beaucoup plus découragés par le refus du gouvernement d'union de réduire les tarifs à l'importation de matériel agricole. À un moment où les ouvriers agricoles étaient plus difficiles à trouver et demandaient des gages plus élevés, les agriculteurs estimaient que le gouvernement aurait dû prendre des mesures pour réduire le coût du matériel agricole. Mais leur seul allègement est venu sous la forme d'une baisse du tarif sur les tracteurs, machine coûteuse que peu d'agriculteurs de l'Ouest utilisaient. Parce qu'ils associaient autant le Parti libéral que le Parti conservateur aux intérêts économiques du Centre du Canada, les habitants de l'Ouest étaient attirés depuis longtemps par le concept de gouvernement non partisan. Ils avaient espéré que le gouvernement d'union serait une telle coalition. Mais le refus du gouvernement de réduire les tarifs douaniers, combiné à ce que les habitants de l'Ouest considéraient comme des tentatives plutôt timides de forcer la richesse à contribuer à l'effort de guerre, a pavé la voie d'une révolte politique qui allait donner naissance à de nouveaux partis politiques régionaux tant au fédéral que dans les provinces. En même temps, les travailleurs canadiens allaient se révolter contre la hausse des coûts et les dures conditions de travail pour former de nouveaux syndicats et de nouveaux partis politiques axés sur le mouvement ouvrier. À la fin de la guerre, l'Ouest est devenu de devenir le centre de nouveaux conflits et l'unité nationale du temps de guerre a cédé le pas à de nouvelles allégeances fondées sur la région et la classe sociale.

Ressources numériques sur l’histoire du Manitoba