Titre: Raymond Bernier, Notes pour un débat sur le féminisme organisé par Le Cercle La Vérendrye, extrait
Auteur: Bernier, Raymond
Source: Archives de la Société historique de Saint-Boniface, Fonds Raymond Bernier, 0069/1400/82
Page 2 of 10

Transcription

VII
qu’elle a droit au paradis et c’est là son
premier droit, tout les autres y sont
subordonnés. C’est pourquoi la femme
est une personne par elle-même, non
par l’homme, qu’elle n’est pas fait
C’est par son droit au bonheur suprême que sa personnalité ne peut être
aliénée et qu’elle est protégée de l’autocratie
et de l’arbitraire de l’homme, qu’elle
veut participer au grand mouvement
du sain progrès qui fait tendre chaque
être humain à un maximum de
conscience et de responsabilité personnelle
en vue de l’intérêt commun.
Avant d’aller plus loin je tiens
à préciser que l’égalité que le féminisme
réclame, c’est l’égalité devant la
destinée, devant le devoir, par l’égalité
devant le bonheur « qui est le développement
harmonieux de nos pouvoirs, la satisfaction
de nos instincts selon l’ordre. Ce n’est
loin de nous nous rejetons complètement
cette égalité absurde, et destructive
des socialistes qui prétendent faire de la femme un
homme d’une femme en abandonnant cette dernière
à l’individualisme exécrable.

Ressources numériques sur l’histoire du Manitoba