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Political Equality League : son histoire

En 1912, des progressistes, parmi lesquelles figurent des suffragettes réputées telles que Nellie McClung, Winona Flett, E. Cora Hind, docteure Amelia Yeomans, Francis Marion Beynon et sa sœur, Lillian Beynon Thomas, fondent au Manitoba la Political Equality League (ligue pour l’égalité politique). Bien que l’objectif premier soit d’obtenir le droit de vote pour les femmes, la ligue élabore un programme complet avec des réformes politiques : législation directe, tarification, interdiction de la vente d’alcool, réforme du droit du travail et affectation d’un plus grand nombre d’inspecteurs dans les usines, tant féminins que masculins. La ligue distribue des livrets, fait signer des pétitions et organise des manifestations pacifiques pour faire avancer sa plateforme. De plus, elle met sur pied un bureau de conférenciers qui, avec Thomas et McClung à leur tête, répandent dans les salles communautaires et les théâtres de la province le message en matière de réforme politique et de droit de vote pour les femmes. En 1913, le Parti libéral du Manitoba consent à appuyer le droit de vote des femmes. En effet, la ligue vient de lui présenter une pétition signée par 20 000 hommes. Aux élections du 1914, les membres de la ligue militent en faveur du Parti libéral, mais le Parti conservateur est reconduit au pouvoir. En 1915, le gouvernement conservateur s’effondre au profit du Parti libéral sous la direction de T. C. Norris. En août de la même année, Norris déclare qu’il présentera un projet de loi sur le suffrage aussitôt qu’il aura reçu la signature de plus de 20 000 personnes. Le mois de décembre suivant, une délégation de 60 personnes, hommes et femmes, lui présente officiellement deux pétitions qui regroupent plus de 40 000 noms. En janvier 1916, les femmes du Manitoba obtiennent le droit de vote, une première dans l’ensemble du Canada. Sa mission accomplie, la ligue pour l’égalité politique cesse ses activités.

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