Titre: Lettre de Maurice Constantin à Monseigneur Adélard Langevin publiée dans le Free Press, 8 septembre 1909
Auteur: Constantin, Maurice
Source: Archives de la Société historique de Saint-Boniface, Fonds Godias Brunet, 11/405/95
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Transcription

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Mais les commissaires n’ont pas le droit de
sacrifier les intérêts du district scolaire aux
sentiments religieux. Une proposition leur
a été faite et ils ont refusé. Nos commissaires
ne peuvent pas faire plus. Nous préférons voir
nos taxes servir à l’achat d’une école qui sera nôtre.
plutôt que de voir ces mêmes taxes se perdre dans
des rentes, parce que nous croyons que les rentes
sont toujours trop dispendieuses à payer et donnent
très peu de satisfaction. Mais ce qui m’embarasse [embarrasse]
le plus, c’est le rapport de votre déclaration que
« Les Catholiques n’ont pas le droit de se servir
de la loi civile en contradiction avec l’Église. »
Où est cette contradiction ici. Le 4e Concile,
Le Concile Calcédoine, établit la ligne de démarcation fixe les limites des affaires
de l’église dans entre dans les matières privées, aux et dans matières (dogme??) affaires privées?..
qui concernent de le dogme et la morale. Le premier est protégé
par la neutralité de l’école.
le second?? par les lois de l’état.
Et, je voudrais, Monsieur, que vous vous
souveniez plus souvent des paroles du Christ :
« Rendez à César, ce qui est à César et à Dieu --
Et maintenant, je conclus : Vous et plusieurs
de vos prêtres négligez aucune occasion d’insulter
les Français et la France. Vous trouvez des
excuses pour ceci dans les mesures légales

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