
Transcription
Genève le 5 avril 1915
Madame
Avec quel serrement du coeur j’ai lu votre
missive du 17 juillet. Nous allons faire tout
ce qui est en notre pouvoir pour arriver à vous
donner des nouvelles de votre cher disparu.
Si loin de sa patrie loin de ceux qui
vous sont chers, la tâche est pénible
Croyez le moi, ne vous désespérez pas.
Il faut avoir confiance, c’est la prière votre
seul refuge. Dieu n’abandonne jamais ses
enfants qui sont si fervents et persévérants.
En lui seul que nous devons avoir confiance.
Et si il vous procure pas le bonheur de
vous donner des nouvelles rassurantes, qu’il
vous accorde le privilège bien sur il est
vrai que nous puissions vous dire où il repose
en terre étrangère.
Nous ne vous refusons pas de faire
des recherches, nous sommes là pour cela.
L’enquête sera très longue nous devons faire
paraître la liste dans tous les lazarets